... et boules de gommes

22 septembre 2008

Un guide pour tout savoir sur les couches lavables !

Le retour des lavables : un bond en avant ? Oui !  :-)  Et pour mieux le comprendre, Grandir Autrement fait un tour du monde des couches lavables, rappelle l'histoire de la couche, détaille les points forts de la couche lavable d'un point de vue écologique, fait le point sur les couches jetables biologiques et les comparent, décrit un compromis entre la couche jetable et la couche lavable, compare les budgets, fait le point sur la condition féminine et les couches lavables, et parlent des pères qui participent activement au change.

Les couches lavables : un marché en plein essor ? Et oui !  :-)  Les lavables font-elles des fashions victims ? Et que préfèrent les enfants : jetable ou lavable ? La lavable est-elle équitable ? Et les mamans couseuses là-dedans ? Il paraît même qu'on peut louer des couches lavables ! Non ?! Si ! Et même que les couches lavables se revendent après usage... Enfin, d'occasion, mais propre  ;-)

Tenter par l'aventure ? Oui, mais que choisir ? La couche lavable n'est pas unique, il en existe plein de différentes ! Le système couche + culotte semble faire l'unanimité : explications. Il y a les TE1, les TE2, les langes (ceux de nos grands-mères ?) (et d'ailleurs comment ça se plie ?), les langes prépliés, paraît même qu'il y a des couches profilées... Sans oublier les culottes d'apprentissage, elles aussi sont déclinées en lavables ! Il y a même des couches lavables de baignade ! Et si la couche n'est pas assez absorbante pour un bébé gros mouilleur, rien de tel que les inserts et doublures. Et il n'y a pas que la forme des couches qui varient, il y a aussi la matière : polaire, coton, laine, bambou,... Pfff, heureusement que ce guide décortique tout, car à première vue ça a l'air bien compliqué, cette histoire de couche lavable... Mais ce n'est qu'une impression  ;-)

Et au quotidien, c'est comment d'avoir des lavables ? C'est pas compliqué  :-)  Le guide donne même les recettes de la fée Mathilde pour l'entretien des couches en laine. Et dit comment bien les nettoyer, et les décrasser. Et s'intéresse à la couture des couches lavables. Et paraît que c'est possible de faire garder son enfant en couche lavable chez l'assistante maternelle, et même en crèche ! Oui, mais et en vacances ? Possible aussi ! Paraîtrait même que c'est bon pour les hanches de bébé...

Bon, OK, j'ai compris, c'est écologique, économique, et pas compliqué à entretenir. Mais j'aurais besoin de quelques leçons pour apprendre à plier les différents langes (à plier, à nouer, préplié et profilé) [ça, c'est pour le fun du billet, parce que dans la vraie vie, j'ai pas choisi les langes -qui sèchent très vite-, mais des couches qu'il n'y a qu'à scratcher -mais ça sèche moins vite], et même que je me lancerai peut-être dans la couture d'une couche, et pourquoi pas d'un lange préplié ? Facile avec tous les pas à pas du guide !

Pour aller plus loin, le guide des couches lavables aborde aussi l'emmaillotage traditionnel et moderne et l'hygiène naturelle infantile (c'est quoi, pourquoi, comment, habillage et communication avec les signes). Sans oublier l'action militante : semaine des couches lavables, prime d'achat, services de nettoyage (alors si en plus il n'y a plus besoin de les laver...!), les mamans-relais, et deux associations autour de ces fameuses couches.

Alors pour tout savoir sur les couches lavables pour moins de 13 euros :

GA_guide_lavables

Guide des couches lavables et autres alternatives aux couches jetables
300 pages en couleur avec photos
Ouvrage collectif, avec notamment la participation de
Anne-Corinne Zimmer, auteure de Polluants chimiques : enfants en danger
Raffa
Isabel Jimenez, naturopathe
Ingrid van den Peereboom, fondatrice de l'association Peau à Peau
etc.

A noter que Grandir Autrement réserve 50 centimes d'euro du prix de vente de chaque guide pour offrir des bons de location et nettoyage de couches lavables à des familles qui sont tentées par l'aventure des lavables  (initiative en collaboration avec le Conseil Général de l'Isère).

 

Posté par pepitedechocolat à 18:33 - Féminité, périnatalité and co - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


06 juin 2008

L'hygiène infantile naturelle (HIN)

Chose promise, chose due, voici mon petit blabla sur l'hygiène naturelle, suite à mon billet sur le livre "Sans couches, c'est la liberté !"  Comme je l'ai dit, j'aurais pu écrire l'un des paragraphes qui conclue la seconde partie du livre. Je regrette beaucoup de ne pas avoir su, pour Puce et MiPuce, que l'hygiène naturelle était une possibilité. Cela nous aurait évité bien des déboires. Et je suis bien consciente que j'ai imposé les couches alors qu'elles n'en voulaient pas, et n'en voulaient plus passé 12 mois... Mais j'étais tellement persuadée que j'allais les traumatiser en leur imposant le "pas de couche" avant les fatidiques 2 ans (avec leurs cortèges de fameux signes de "maturité") que je leur ai imposé les couches et les ai probablement traumatisées, étant donnée la difficulté pour les abandonner par la suite [les couches, par les puces]... Contradictoire, non ?
Avec Tit'Puce, nous (le papa des puces aussi, et il s'en sortait très bien  :-)  c'est pas réservé aux mamans  ;-)  ) avons pratiqué l'hygiène infantile de la naissance à 4 ou 6 mois. Contrairement à une idée reçue, j'ai trouvé bien plus simple les premiers jours et semaines que par la suite. Probablement parce que j'avais plus de choses à penser par la suite, et donc étais moins disponible, moins à son écoute, et surtout moins connectée  :-/  J'ai très souvent utilisé les couches en back-up pendant les premiers mois, par manque d'assurance. Probablement que ce "back-up" est aussi à l'origine de ma déconnection progressive d'avec les besoins de Tit'Puce... J'ai ensuite repris l'HIN lorsqu'elle a eu 21 mois : j'en avais marre des couches !  ;-)  Et je les ai enlevées du jour au lendemain, sans que Tit'Puce n'en souffre, contrairement aux idées fréquentes sur le sujet, probablement parce que je me suis mise à son écoute et n'étais pas dans un objectif d'apprentissage : c'était à moi de gérer et non sa responsabilité, à moi de me mettre à son écoute et de lui proposer à bon escient et non à elle de gérer seule cette partie de son organisme (de la même manière que je propose à manger quand elle a faim, et non la laisse se débrouiller avec sa faim). Pas mal d'essuyages les premiers jours, le temps que je me reconnecte et qu'elle se reconnecte. Mais parmi les ratés, il y avait aussi des réussites  :-)  Bref, comme au tout début. J'ai pu noter que les mois de pratique n'avaient pas été "pour rien", car il lui restait des bribes de nos débuts : elle n'avait pas complètement perdu la conscience de son corps et ne vivait pas son élimination de façon complètement détachée. J'avais d'ailleurs remarqué, par exemple, que lorsqu'elle avait besoin de faire pendant la période "couches", elle descendait de nos genoux pour ne pas faire sur nous, chose que je n'ai jamais vu avec Puce ou MiPuce. Signe que Tit'Puce était toujours consciente de ses besoins bien avant de faire, contrairement à Puce et MiPuce qui étaient conscientes sur le moment mais pas en amont, comme si elles ne pouvaient pas le sentir venir, contrairement à Tit'Puce qui attendaient d'être descendues des genoux pour faire. J'ai aussi remarqué que, lors de notre expérience des premiers mois, Tit'Puce signalait avant de faire, et non au moment de faire, et parfois même attendait d'être au bon endroit pour faire, et ce dès ses premiers jours, alors qu'on entend souvent qu'un bébé ne sait pas, ne sent pas et ne peut pas se contrôler. Encore une idée reçue que l'expérience met à mal !
J'apprécie la vie sans couche pour plein de raisons. Pour beaucoup, c'est une corvée de plus, une gestion de son enfant supplémentaire à "tout le reste". Mais finalement, c'est un peu comme l'allaitement et le biberon : en voulant soit-disant libérer les femmes de leur fardeau maternel, ils nous ont emprisonnés dans des sacs (de lait, de couches, à langer) et des manipulations supplémentaires (laver et préparer les biberons, nettoyer des fesses particulièrement beurk et augmenter le nombre de poubelles à aller jeter), sans parler des problèmes que cela crée et qu'il faut aussi gérer (allergies, érythèmes fessiers)... Bref, une liberté pas si libératrice. Finalement, la maternité vécue de façon proximale peut sembler aliénante, mais j'y trouve plus de liberté. Certes, cette liberté n'a rien à voir avec ma liberté de célibataire d'à l'époque  ;-)  [j'avoue que cette liberté quasi-totale me manque parfois un peu, mais on ne peut pas tout avoir  ;-) ]  Je ne sais pas si le titre du livre "Sans couches, c'est la liberté !" parle de la liberté de l'enfant ou du parent. Mais s'il s'agit probablement d'une plus grande liberté pour l'enfant (notamment car plus libre de ses mouvements puisque non entravé par une épaisseur entre les cuisses), c'est aussi plus de liberté pour moi  :-)  Et puis, s'il est vrai que les couches lavables sont mieux que les jetables sur le plan écologique et économique, il faut reconnaître que l'hygiène naturelle du bébé présente également ces avantages, mais de façon plus prononcée que les couches lavables : cela revient beaucoup moins cher que les couches lavables, c'est beaucoup moins astreignant (pas besoin de faire tremper, ni d'augmenter le nombre de lessives), et plus écologique (ben oui, il faut de l'eau, de la lessive et de l'électricité pour les couches lavables !). Sans oublier le lien à l'enfant qui est différent, comme une connection en plus  :-)  Ah, et puis Tit'Puce a été notre bébé qui a le moins pleuré, elle n'a quasiment jamais pleuré en fait. Très agréable, d'ailleurs, un bébé serein  :-)  Une théorie dit que les pleurs "inexplicables" (ou plutôt inexpliqués...) des premiers mois seraient en lien avec la communication sur les besoins, et que tant que les bébés signalent et ne sont pas compris ou entendus, ils continuent de signaler jusqu'aux pleurs (ultime moyen pour dire "oh, y'a un truc qui va pas !"). La connection avec les besoins d'élimination se perd vers 4 à 6 mois lorsque l'entourage n'y répond pas, ce qui correspond au moment où les pleurs inexpliqués disparaissent...

Posté par pepitedechocolat à 09:15 - Féminité, périnatalité and co - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 avril 2008

Elles ont brisé leurs chaînes...

Qui ça ? Les Déchaînées ! Elles ont officiellement ouvert leur site hier. Un ton caustique, un humour décapant et une langue bien pendue, pour dénoncer la façon dont on musèle et mutile les femmes, dans leur corps et leur esprit, en toute légalité, contre monnaie sonnante, et avec l'aval d'une opinion publique qui tremble dès que l'on prononce le mot naissance parce qu'elle est victime d'obscurantisme et ne se donne pas les moyens d'avoir accès aux connaissances d'aujourd'hui.

logo_dechainees

Posté par pepitedechocolat à 10:23 - Féminité, périnatalité and co - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 novembre 2007

Le premier cri...

Cela faisait je ne sais combien de temps que le papa des puces et moi n'étions pas allés au cinéma. Trop longtemps, c'est sûr ! Nous n'avons pas résisté à l'envie d'aller voir le film Le Premier Cri.

film___le_premier_cri

Relativement décrié par nombre de professionnels de santé [notamment , mais j'ai croisé d'autres messages parfois très virulents, mais dont je n'ai pas gardé les liens] qui craignent que les femmes ne se réaproprient leur corps et leur essence maternelle (comme par exemple ce témoignage lu sur le blog de Clairette) en refusant des gestes les empêchant d'accoucher pour se faire accoucher [oui, je sais, je ne peux pas parler naissance sans y mettre une pointe de militantisme  ;-) ], ce film est effectivement un hymne à la naissance. Des accouchements extrêmes (avec des dauphins, en milieu médical, césarienne) aux accouchements plus simples (tranquillement chez soi ou dans le désert), la puissance féminine à donner la vie et la magie qui opère à chaque naissance y sont à l'honneur. Les images, la musique, et l'entremêlement de ces morceaux de vie s'accordent pour une émotion et une beauté sans cesse renouvelées à chaque naissance.
Ce film montre la réalité de la naissance. Ce qui fait qu'elle est identique pour chaque femme, mais en même temps différente à chaque fois. Des accouchements longs, et d'autres plus courts. Des femmes qui ont mal, et d'autres moins. Des femmes couchées, d'autres plus verticalisées. Naissances aériennes et naissances aquatiques. La plupart des accouchements se déroulant sans aucun problème, parfois une intervention médicale jugée inévitable, et puis aussi parfois la mort. Comme faisant partie du cycle de la vie, bien que si difficile à surmonter. Ce film n'oublie pas non plus l'aspect social de la naissance.
Nombre des naissances filmées sont loin du désormais traditionnel "péridurale-synto-étriers-inspirez-bloquez-poussez-épisio-bébé est là". Elles sont souvent plus naturelles. Mais plus respectées ? Je ne sais pas. Mon expérience et mon cheminement font que j'ai souvent tiqué, trépigné sur mon fauteuil, parfois aussi me suis-je indignée. Je n'ai noté aucune naissance libre. Chaque femme est observée [mais il est vrai que lorsqu'on accepte d'être filmée pendant l'accouchement, c'est qu'on accepte aussi de ne pas être dans la plus stricte initimité], soumise aux paroles, aux gestes ou aux traditions, parfois à la peur de son entourage. Aucune de ces femmes n'a attrapé son enfant. C'est à chaque fois une tierce personne qui le lui a donné. Geste si fréquent, mais que je ne pourrais plus accepter. Peut-être suis-je trop mammifère pour accepter qu'un autre individu touche mon enfant avant moi. Mais après avoir attrapé moi-même mon enfant, je ne pourrais plus me résigner à laisser quelqu'un d'autre le faire.
Ce film présente aussi le travail de différents professionnels de la naissance. Je salue ce médecin japonais qui est resté assis [pas sur ses mains, mais presque !  :-) ] ne sachant que faire de ses mains, mais se retenant d'intervenir "juste pour avoir l'impression d'être utile". Ce même médecin qui dit : "l'accouchement est comme un lever de soleil : on ne peut ni l'accélérer ni le ralentir". Il y a aussi ce médecin chinois, qui travaille à la chaîne, passant d'un vagin à un autre, si fier de "sauver des vies" (chaque femme est perfusée et immobilisée, après avoir passé le travail sur une civière, parfois partagée avec une autre parturiente, dans le couloir), et qui n'oublie pas de garder un oeil sur l'écran de télévision. Parfois il glisse un mot à l'oreille d'une patiente... Et cette sage-femme mexicaine dont les rituels pourraient faire sourire, ou carrément rire, les médecins français, mais qui n'est pas moins professionnelle qu'eux et ni moins convaincue de faire bien, au moins autant que le sont ces médecins français qui rient d'elle et la trouveraient peut-être irresponsable ou loufoque. Une histoire de culture... Culturel aussi l'accueil du bébé : froideur d'un plateau ou d'une pouponnière, chaleur du sein maternel, voeux des proches ou encore massages pour entrer dans la vie.
Il y a cinq ou six ans, j'aurais trouvé ce film vraiment très très bien. Et il l'est. Il voulait montrer la force des femmes, la magie de la naissance, l'universalité de l'enfantement, et ce lien intime entre façon d'accoucher et mode de vie ou culture. Et c'est réussi  :-)  Mais depuis, mon cheminement personnel me fait en demander plus, et ce film ne comblent pas toutes mes attentes. Mais il n'en avait pas la prétention  ;-)

Edit : je rajoute ce lien sur le film, trouvé sur le blog de Phoebe.

Posté par pepitedechocolat à 16:52 - Féminité, périnatalité and co - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 novembre 2007

Appel de l'Association de Soutien à l'Accouchement A Domicile

Je relaie cet appel lancé par l'Association de Soutien à l'Accouchement A Domicile (ASAAD). Alors que les maternités voient mourir plus de bébés que les sages-femmes qui accompagnent les naissances à la maison, les médecins et sages-femmes qui travaillent en maternités sont beaucoup moins inquiétés que les sages-femmes libérales. Le procès fait à Françoise Servent n'est pas le procès de cette sage-femme, mais bien le procès de l'accouchement à domicile que les professionnels de la naissance tentent d'éradiquer, comme s'il s'agissait d'une mauvaise pratique [dommage qu'ils ne mettent pas autant d'énergie à supprimer l'épisiotomie !]. Il est inquiétant que les autorités médicales françaises empêchent les femmes accouchant en France de choisir le lieu de leur accouchement. Le niveau de médicalisation devrait être choisi en fonction de la santé de la femme et du bébé, et non en fonction de peurs ancestrales ou d'intérêts économiques. Il est maintenant largement connu que d'autres pays médicalisant moins la naissance ont de moins mauvais résultats en périnatalité que la France. Nous devrions toutes avoir le droit de choisir d'accoucher en maternité, en maison de naissance [rien à voir avec les pôles physiologiques que la France met timidement en place !] ou à la maison. Croire au risque zéro parce que l'accouchement a lieu en maternité est un leurre que tente d'asseoir les professionnels de la naisssance, et ce au mépris des études prouvant qu'un accouchement à la maison accompagné par une sage-femme est aussi sûr qu'un accouchement en maternité pour un premier enfant, et est plus sûr pour un second enfant. N'oublions pas non plus qu'empêcher les sages-femmes d'accompagner les accouchements à domicile risque fort d'augmenter le nombre d'accouchements à domicile non assistés des femmes qui ne peuvent plus se résoudre à un accouchement surmédicalisé à outrance, et déshumanisé.

Voilà l'appel de fond pour aider Françoise qui a dores et déjà besoin de nous.
N'hésitez pas à le copier coller ou à l'imprimer et à le diffuser à votre tour.
Nous réfléchissons à la possibilité de faire des dons directement par Paypal depuis ce blog. En attendant, c'est possible par chèque à l'ordre de l'ASAAD, à l'adresse suivante : ASAAD, PRATCOUSTALS, 30120 ARPHY

APPEL DE FONDS

Françoise Servent, sage-femme de l’Hérault ne pratiquant que des accouchements à domicile (AAD dans le jargon) depuis plusieurs années, fait l’objet d’une action en justice suite à la naissance d’un bébé sans vie. L’ASAAD (Association de Soutien à l’AAD) s’est créée et apporte son soutien à Françoise Servent.

Le 19 février 2005, Françoise Servent, sage-femme, a reçu chez elle une parturiente se présentant en train d’accoucher, avec un bébé "prêt à sortir". Le travail s’est fait dans la voiture. C’est l’hiver, Françoise l’a faite entrer et l’a aidé à expulser un bébé déjà mort. Il s’est probablement asphyxié pendant le travail.
Pendant plus de 2 ans, rien, puis récemment une expertise et une citation à comparaître pour homicide involontaire.

Rappelons que la loi stipule qu’un enfant mort-né -ou né vivant mais non viable- n’est pas une personne au sens juridique du terme. Par conséquent, chaque cas d’enfant mort-né, que cette naissance ce soit déroulée à domicile ou en maternité ne génère pas un procès. Comme on le fait d’habitude, on aurait donc dû s’en tenir à un certificat fourni à la famille.

En dépit de ceci, il n’en est pas de même pour Françoise qui exerce depuis 26 ans et qui comptabilise près de 800 AAD, 1 seul cas d’enfant mort né, dont il est question ici (soit 1,21 pour 1000 contre 4,21 pour 1000 en maternité pour des grossesses normales en 2006). Ni les parents, ni la famille n’ont déposé plainte, mais l’affaire a tout de même été portée devant le juge, elle est en cours d’instruction.

Mais de quel procès s’agit-il ? Les quelques 1600 parents qui ont eu le bonheur d’accueillir leur enfant dans leur foyer grâce à elle, imaginent bien que Françoise a tout tenté pour ramener cet enfant vers la vie. Mais l’AAD est malheureusement méconnu par le public et mal jugé par le corps médical globalement contre. C’est pourtant loin d’être une pratique passéiste. Elle est tout à fait légale et remboursée par la sécurité sociale, à moindre coût. Serait-ce l’AAD qui serait mis en cause dans ce procès ? Ce serait terrible !!

Nous, défenseurs de l’accouchement libre et de la naissance respectée devons nous solidariser derrière cette sage-femme, pour que le procès de Françoise Servent ne dérive pas en une action en justice contre l’AAD en général.

Nous avons besoin de vous, associations et particuliers, de votre soutien moral et financier, pour organiser au mieux la défense de Françoise Servent et l’aider à régler les honoraires de l’avocate, qui, compte tenu de sa compétence, sont élevés.
Vous pouvez envoyer votre participation par chèque à l’ordre de l’ASAAD, Pratcoustals , 30120 Arphy.

Vous pouvez également nous joindre par téléphone au 04.67.81.54.17 ou au 04.67.99.09.37, par mail à soutienfrancoiseservent(arobase)hotmail.fr. et consulter le blog http://www.soutienaadfrancoiseservent.blog.fr.

Nous tenons ici à exprimer toute notre compassion à la maman de cet enfant et à sa famille, qui auront à subir les rebondissements de cette affaire comme autant de retours vers l’indicible.

Merci de votre attention. L’ASAAD

En savoir plus sur l’AAD :
- le CIANE France (Collectif Interassociatif Autour de la Naissance)
http://www.ciane.info/
- l’ANSL (Association Nationale des Sages-Femmes Libérales) : http://www.ansl.org/
- La charte de l’accouchement à domicile par l’ANSL :
http://www.ansl.org/Pages/charteansfl.htm
- le Collectif naître chez soi :
http://www.naitrechezsoi.org/
- le site « Accoucher autrement » : http://accoucherautrement.free.fr/Choix-AAD.htm
- le site « Accoucher à domicile » : http://accoucheradomicile.chez-alice.fr/
- le site « Cesarine » : http://www.cesarine.org
- http://www.projetdenaissance.com/categorie-628996.html
Ou simplement taper "accouchement à domicile" dans un moteur de recherche pour visiter d’innombrables sites où témoignages et réflexions se mêlent.

Une pétition est aussi en ligne pour soutenir le droit d'accoucher à domicile avec une sage-femme. J'en avait parlé .

Posté par pepitedechocolat à 13:06 - Féminité, périnatalité and co - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 novembre 2007

Histoires de lunes

Récemment, j'ai lu ce billet sur le blog de d'Alisabel. Ce qu'elle écrit ne m'était pas complètement inconnu, mais je n'y avais jamais vraiment porté attention non plus. La lecture de ce billet m'a finalement amené à observer mes derniers cycles, dont j'avais remarqué qu'ils étaient de moins en moins abondants depuis trois cycles. En y regardant de plus près, j'ai remarqué qu'effectivement, depuis trois cycles, il n'y avait pas cette apparente anarchie vis à vis de la lune, mais que l'ovulation avait lieu au moment de la pleine lune et les règles à la nouvelle lune. Il m'a fallu lire ce billet pour m'en apercevoir, alors que je note mes cycles sur un calendrier lunaire (cadeau lors de ma dernière commande sur Lunapads, calendrier élaboré par Snake and Snake) ! Pratique lorsqu'on utilise une méthode de maîtrise de la fertilité (pour moi, Billings + observation du col utérin ; la température, c'est trop contraignant !) (oui, méthodes très fiables d'après mon expérience, pour concevoir ou différer une conception)  [du moins, tant qu'on reste sérieux...  ;-) ] Je crois bien que c'est la première fois de ma vie que j'ai des cycles aussi courts et réguliers, et ils sont redevenus aussi peu abondants, voire moins, qu'avant ma première grossesse. Alisabel dit qu'une hygiène de vie plus saine favorise ce réglage avec les cycles de l'astre féminin. Je n'ai pas une hygiène de vie hyper saine, mais il est vrai que depuis quelques mois j'ai entrepris de "décrasser" et de revitaliser mon corps (cures d'argile, de pollen, et bains dérivatifs), tout en améliorant la qualité de notre alimentation en passant à une alimentation très largement biologique. Ceci explique peut-être cela.

Posté par pepitedechocolat à 12:26 - Féminité, périnatalité and co - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 octobre 2007

Naître chez soi

Pour faire suite à l'émission sur l'accouchement à domicile :

HS2_couv_hs_2

le 2e hors-série du magazine Grandir Autrement sur l'accouchement à la maison.

Posté par pepitedechocolat à 14:22 - Féminité, périnatalité and co - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2007

Emission sur l'accouchement à la maison

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/sur_docks/fiche.php?diffusion_id=55950

Avec notamment Michel Odent, Frédérik Leboyer, et des témoignages de parents et d'une sage-femme qui accompagne les accouchements à domicile. A écouter  :-)

Posté par pepitedechocolat à 22:01 - Féminité, périnatalité and co - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mai 2007

Taux de péridurale

Je viens de recevoir le dernier numéro de Grandir Autrement, et il donne des chiffres qui tombent bien à propos pour illustrer mon précédent billet. Il faut croire que les hollandaises ne sont pas taillées comme les françaises [c'est fou ce qu'une simple frontière peut faire ! Arrêter les nuages radioactifs, transformer la morphologie des femmes,...], à moins qu'il s'agissent simplement d'une question d'accompagnement plus humain de la naissance, ou d'une perception moins négative et terrorisée de l'accouchement, ou des deux. Aux Pays-Bas, seulement 7% des femmes accouchent sous péridurale. Sept, il n'y a pas de zéro manquant. Ca donne à réflêchir sur les conditions de naissance en France. D'autant plus que les Pays-Bas sont mieux placés en ce qui concerne la morbidité/mortalité périnatale...

Posté par pepitedechocolat à 22:20 - Féminité, périnatalité and co - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mars 2007

Pour le droit d'accoucher à domicile

Cet appel n'est pas récent, mais la Semaine Mondiale pour l'Accouchement Respecté approche à grands pas, il est temps de signer la pétition avant qu'elle ne soit arrêtée et envoyée aux autorités concernées.

----- Original Message -----

Bonsoir,

La pétition en faveur de l'accouchement à domicile est toujours en ligne sur

http://accoucheradomicile.chez-alice.fr/page2.html

Elle sera présentée lors de la SMAR en Mai 2007, le nombre de ses signataires sera un signe en direction des autorités médicales et de la presse.

En vous remerciant pour votre mobilisation,

Frédérique Horowitz
E-mail :
feetal(@robase)hotmail.fr
Pour le collectif "Naitre chez soi"
http://fr.groups.yahoo.com/group/naitre_chez_soi/  

----------------------------

Signer cette pétition, c'est protéger le droit à la liberté du lieu d'accouchement, et non obliger les femmes à toutes accoucher au même endroit et dans la même position. Parce que nous avons toutes le droit de choisir ce qui nous semble le mieux adapté à notre santé, à notre sensibilité, et parce que les parents ont le droit de voir leur projet de naissance respecté. Parce que la naissance est un moment précieux dans la vie d'une femme, d'un couple, d'une famille, sans oublier l'importance de ce moment pour la personne qui naît.

De plus en plus de gynécologues s'élèvent contre l'accouchement à domicile, font pression sur les parents souhaitant une naissance à la maison, et s'opposent aux sages-femmes accompagnant les accouchements à domicile. Ce mouvement anti-AAD s'étend, en France comme à l'étranger [ça me rappelle la marche contre l'instruction en famille  :-( ]. Cela ressemble fort à une marche contre le libre choix des parents, dans la droite ligne de notre société déresponsabilisante et paternaliste "Je sais mieux que vous ce qui est bien pour vous".

Est-il nécessaire de rappeler que la surmédicalisation de la naissance en France n'empêche pas la France d'avoir un taux de morbidité périnatale plus élevé que les autres pays européens qui médicalisent moins l'accouchement ? On ose affirmer qu'accoucher en milieu médical, c'est accoucher en sécurité. Sécurité pour qui ? En France, les femmes sont soumises à des protocoles potentiellement néfastes qui mettent leur vie et/ou celle de leur enfant en danger, des protocoles que l'OMS ne juge pas utiles et parfois même n'approuve pas. Accoucher à domicile, c'est faire le choix conscient d'accoucher en sécurité, sans protocoles pré-établis et immuables, en limitant les gestes médicaux à des situations requerrant une aide médicale, avec possibilité de transfert en cas de nécessité. Accoucher à la maison n'est pas un caprice inconscient de parents égoïstes, c'est un choix réflêchi et responsable. Plus de 80% des accouchements n'ont pas besoin d'être médicalisés, et pourtant actuellement plus de 95% des accouchements font l'objet d'actes médicaux. Pourquoi ?!

Faudra-t-il bientôt aller à l'étranger pour accoucher librement ? C'est déjà le cas pour les femmes souhaitant accoucher dans une vraie maison de naissance [rien à voir avec les pôles physiologiques, ces pseudo-maisons de naissance à la française qui n'en sont pas, qui ressemblent plus à une chambre nature à deux mètres du bloc opératoire]. Une étude a démontré que la naissance à domicile accompagnée d'une sage-femme est au moins aussi sûre qu'un accouchement en milieu hospitalier pour un premier enfant, et qu'elle est plus sûre lorsqu'il s'agit d'un deuxième enfant.

Les témoignages de parents ayant choisi la naissance à la maison ne manquent pas de souligner les aspects positifs de ce choix : intimité, sécurité, respect, etc.

Alors pourquoi empêcher les femmes de choisir librement le lieu de leur accouchement ?

Empêcher le développement de la pratique des sages-femmes libérales accompagnant les femmes à domicile, c'est promouvoir l'accouchement sans assistance médicale. Il ne faut pas se leurrer : les femmes qui ne veulent pas ou plus mettre les pieds dans une maternité et qui n'ont pas la possibilité de faire appel à une sage-femme dans leur département choisissent de mettre leur enfant au monde chez elles sans assistance médicale. Accoucher à la maison est légal. Accoucher à la maison avec une sage-femme est légal. Accoucher à la maison sans assistance médicale est tout aussi légal, et s'il s'agit d'un choix délibéré pour certains couples [là non plus, il ne s'agit pas d'un caprice de parents irresponsables], il ne faudrait pas que l'accouchement non assisté devienne un choix par défaut.

Il m'arrive de craindre que les législateurs, poussés par certains groupements médicaux, votent la suppression du droit d'accoucher à domicile, et donc le droit de naître à la maison, pour la "sécurité", comme ils disent. Je pense plutôt qu'il s'agit de leurs peurs, et leurs préjugés, parce qu'on ne peut que méjuger ce que l'on ne connaît pas, ou ce que l'on connaît à travers les récits de nos ancètres, alors qu'accoucher à domicile aujourd'hui n'a rien à voir avec l'accouchement à la maison d'il y a 100 ans [c'est comme pour les couches lavables  ;-) ]. Bref, un remake de ce que l'on a vécu récemment pour l'instruction en famille, avec probablement une fin moins heureuse pour nos libertés  :-(

Posté par pepitedechocolat à 13:01 - Féminité, périnatalité and co - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »