... et boules de gommes

29 octobre 2009

Quand les Dieux font des maths

Encore un jeu conseillé par la ludothécaire sur le thème de l'Egypte, mais je me suis rendue compte en arrivant à la maison que celui-là n'a d'égyptien que le nom et les illustrations. Sur le coup j'étais un peu déçue, et puis finalement il est très sympa  :-)

jeu_Isis_et_Osiris
Isis et Osiris

Ce jeu est assez simple : il s'agit de positionner des pions et des cartes de façon stratégique en espérant que le hasard soit du bon côté et que notre mémoire ne nous joue pas de mauvais tour. Et pour savoir qui a gagné, il faut comptabiliser les points rapportés par chaque pion. Ce jeu a été l'occasion d'aborder la notion de nombre négatif avec Puce et MiPuce : certains pions peuvent être mal placés et donc faire perdre des points. Et si 4 - 2 = 2 est facile à comprendre, 4 - 5 = -1 est une notion beaucoup plus ardue quand on a toujours pris pour exemple jusque-là le nombre de bonbons restant après en avoir mangé quelques uns... Eh oui, quand j'ai 4 bonbons et que je veux en manger 5, forcément il ne m'en reste aucun dans la main après dégustation... Et comme nous n'avons pas encore parlé avec les puces du principe du découvert bancaire (première idée qui m'est venue à l'esprit pour expliquer le principe de nombre négatif !), la notion a été un peu difficile à appréhender. Finalement, je me suis appuyée sur la maison qui possède plusieurs étages, dont certains au-dessus du sol et d'autres au sous-sol, sans oublier son ascenseur qui, au lieu d'indiquer directement le numéro de l'étage, indique seulement si on monte ou descend et le nombre d'étages à parcourir. Mon bonhomme s'est souvent retrouvé à un autre étage que celui souhaité, mais il a fini par s'y retrouver ! Quelle idée d'avoir un ascenseur si peu pratique !  :-)

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25 octobre 2009

Jeu sur l'Egype ancienne

Nous empruntons régulièrement des jeux à la ludothèque. Cette semaine, pendant que les puces jouaient, je suis allée discuter avec la ludothécaire. Passionnée d'Egypte ancienne, elle m'a conseillé ce jeu :

jeu_Egyptians
Egyptians

Le but du jeu ? Devenir Pharaon. Pour cela, il faut que chaque joueur réunisse les 6 cartes qui lui permettront d'obtenir la bénédiction de Rê : les connaissances (répondre à des questions divisées selon 3 degrés de difficultés en fonction du niveau ou de l'âge du joueur), la stratégie (échanger ses cartes) et le hasard (gagner des cartes lors de parties de dé) font partie du jeu. Puce et moi avons beaucoup aimé  :-)

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20 octobre 2009

Du déclic à la maîtrise, que de chemin et travail... pour moi !

Je m'étonne régulièrement de ce que mes puces savent faire et savent tout court. Parfois les enfants grandissent plus vite que ce qu'on ne les voit ! Et je m'inquiète aussi régulièrement de ce qu'elles ne savent pas (encore), comme s'il y avait un blocage qu'il m'incomberait de défaire sans pour autant parvenir à trouver ce qui bloque. Et quand cela arrive, les doutes m'envahissent, et la pression que je ressens parfois est d'autant plus forte et handicapante. Régulièrement, j'observe un déclic qui me fait croire que, cette fois, ça y est, on est sur la dernière ligne droite qui mène à la maîtrise de telle compétence ou connaissance, et je vois notre horizon IEF s'éclaircir, comme si la puce avait fait un bon de géant. Et puis, finalement, il se passe un an ou deux avant que l'apprentissage ne soit plus abouti. J'ai observé cela avec l'apprentissage de la lecture pour lequel deux ans et demi se sont passés entre le déclic et la lecture effective. Je l'observe également pour la comptine numérique pour laquelle, un an et demi après le déclic pour la découvrir, la maîtrise n'est pas encore parfaitement effective (mais cela ne devrait plus tarder si j'en crois les longues minutes que Puce passe tous les jours à s'entraîner à lire et compter devant notre poster des nombres... à moins que ce ne soit qu'une étape de plus !).
Peut-être qu'en forçant Puce, cela aurait pu aller plus vite. Ou pas. Ou peut-être aurions-nous gagné d'un côté pour perdre de l'autre. Avec des si, on referait tout Paris, comme on dit ! :-)  Et puis je m'aperçois aussi que c'est lorsque je me sens découragée et que je jette l'éponge, ce qui aboutit inévitablement à un véritable lâcher-prise, que quelque chose se passe. Il ne s'agit pas du fameux "lâcher-prise" qui fait bien à dire mais avec lequel nous gardons tout de même une certaine maîtrise (quand nous ne proposons plus rien mais continuons d'observer l'air de rien le point particulier qui nous embête et restons prêts à agir dès que quelque chose évoluera ; en somme c'est un lâcher-prise en tension comme si nous l'épiions pour vérifier que cette détente fait bien son boulôt ! Quelque peu antinomique !). Non, je parle plutôt du vrai lâcher-prise où on abandonne toute résistance et toute ambition parce qu'on finit par ne plus y croire et qu'on se retrouve devant un double choix : insister et enseigner contre le gré de l'enfant, ou passer à complètement autre chose sans se retourner. J'opte généralement pour la seconde option, car Puce est d'une nature à se bloquer complètement lorsqu'elle sent une attente ou une insistance à son encontre. J'en ai déjà fait les frais (elle aussi par la même occasion), et je crains qu'agir contre son gré ne crée en elle des blocages ou rejets de tel ou tel apprentissage, voire des apprentissages en général, seulement parce que nous, adultes (parents, mais aussi personnel de l'Education nationale [oui, même dans le cadre de l'IEF, nous devons supporter, parfois affronter, leurs attentes lors des contrôles généralement irrespectueux des différences]), mettons sur ses épaules d'enfant une trop grande pression externe, parfois contraire à son libre-arbitre, à un moment où cela n'a pas (encore) de sens pour elle.
Cela me demande un réel travail sur moi : remise en question de ce que je croyais être universel et commun à tous les enfants. Remise en question de la façon dont je souhaitais instruire, partager mes connaissances et accompagner sur les chemins du savoir, avec peut-être un petit deuil à faire... Et aussi un travail de recherche pour, d'une part, trouver ce qui permettrait à Puce de progresser avec envie et plaisir dans les domaines prévus par le fameux décret, et, d'autre part, pour trouver des activités, des façons d'apprendre ou des sources d'information qui changent et se renouvellent car Puce se lasse rapidement. Sans oublier les stocks de patience que je dois régulièrement renouveler... Oui, cela aurait été beaucoup plus simple que ma puce soit plus simple ! Ou alors aurait-il fallu que je me pose moins de questions !

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17 octobre 2009

Le trésor de la pyramide oubliée

J'ai découvert le jeu "La pyramide oubliée" (sur le site Egyptologie.com) lors de mes recherches sur l'Egypte ancienne. Il s'agit d'une chasse au trésor : l'histoire se passe en 1936, le joueur découvre par hasard une carte au trésor dans un souk égyptien. Les connaissances sur l'histoire de l'Egypte s'avèrent précieuses pour avancer dans l'aventure sans tomber dans l'un des nombreux pièges mortels...
Je suis parvenue jusqu'à la salle du trésor, mais n'ai pas trouvé la salle cachée... Si vous avez des indices, je suis preneuse !

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14 octobre 2009

Intérêt du jeu dans les apprentissages... et Egypte ancienne

Après une période à lire et relire les livres sur Cléopâtre, Puce n'a plus du tout eu envie d'en savoir plus sur cette reine ou sur sa civilisation, refusant toutes mes propositions de lecture ou autre sur le sujet [au grand dam de la maman qui voulait profiter de cet intérêt pour enseigner un maximum de choses sur l'Egypte antique... mais à quoi bon forcer un apprentissage si c'est pour qu'il ne soit pas retenu et qu'il soit assimilé à un moment désagréable, voire qu'il soit à l'origine d'un conflit parent/enfant ? Je me suis donc résignée...] et préférant simplement jouer à se déguiser en Cléopâtre et à vivre des aventures égyptiennes avec MiPuce et Tit'Puce. Cela a été l'occasion de me rendre compte à quel point le jeu est important pour un enfant, pour la construction de son savoir. Le jeu ne peut pas être seulement assimilé à un défouloir ou à une exploration de l'imaginaire. Alors que Puce ne passait ses journées qu'à dessiner et colorier Cléopâtre, à se déguiser en égyptienne et à jouer la vie de la reine d'Egypte, on aurait pu penser qu'elle passait ses journées à ne "rien" faire, du moins rien de constructif dans le cadre de son enseignement. Ce serait avoir une vision tronquée de la réalité. J'ai vu plusieurs fois Puce aller rechercher une information dans un livre (le prénom d'une soeur ou d'un mari de Cléopâtre, la forme d'un de ses bijoux, le prénom de ses enfants, etc.) , oh pas longtemps, juste quelques minutes que j'aurais tout aussi bien pu ne pas remarquer [d'ailleurs l'ai-je remarqué à chaque fois ? Pas sûre...], puis retourner aussitôt à son jeu avec ses soeurs, intégrant l'information qui manquait au jeu. Jouer est donc une occasion de parfaire ses connaissances, mais aussi de réinvestir les apprentissages :  rejouer les événements de la vie de Cléopâtre, ses amours, etc. Cela ne permet malheureusement pas d'avoir de traces écrites à montrer à l'inspecteur le jour du contrôle pédagogique... mais c'est bien une preuve que Puce a acquis un certain nombre de connaissances sur le dernier pharaon, et qu'elle est capable d'aller chercher et retrouver des informations. Alors je m'interroge : dois-je privilégier (et donc imposer) les traces écrites au risque que Puce ne se détourne de son intérêt pour Cléopâtre (car elle déteste tout ce qui s'apparente à du scolaire ou à une volonté extérieure de l'enseigner), ou dois-je privilégier ce qui lui permet d'apprendre valablement au risque que l'inspecteur refuse de me croire sur parole lorsque je lui dirai que nous avons étudié certains aspects de l'Egypte ancienne ?

Après cette période non pas "à vide" mais de jeu structurant, Puce a de nouveau eu envie d'en savoir plus sur Cléopâtre et l'Egypte ancienne.  Elle s'est plongée dans des livres qu'elle avait trouvés sans intérêt au début (car ne parlant pas de Cléopâtre en particulier mais de l'Egypte ancienne en général), entraînant MiPuce avec elle. Nous avons également lu le premier numéro de Juniors Magazine consacré à l'Egypte ancienne que Puce n'avait pas encore daigné ouvrir. Je n'ai pas été franchement emballée par ce magazine, mais visiblement il intéresse Puce, un peu pour les informations qu'il contient, moyennement pour la bande dessinée et les questions/réponses, et beaucoup pour les jeux et idées d'activités manuelles qu'il propose  :-)  Nous avons lu quelques articles sur les dieux [pas simple à expliquer, cette notion de "dieu", aux enfants... nous n'appartenons à aucune religion et donc nos puces ne peuvent pas faire de parallèle avec quelque chose de leur environnement], la bande dessinée centrale sur le mythe d'Osiris, et toutes les questions/réponses. Puis nous nous sommes concentrées sur l'activité de pâte à sel, initialement pour fabriquer "le bijou de Cléopâtre", mais finalement Puce a fait des téléphones portables, des pendentifs et des serpents, MiPuce a fait un serpent et reproduit Monsieur Banane et Pikachu, et Tit'Puce a fait des saucisses :-)  Puce et MiPuce se sont initiées aux hiéroglyphes, et on été très déçues de constater que les hyéroglyphes des illustrations du magazine n'avaient aucun sens (juste décoratifs) [ou peut-être ont-ils un sens si on ne fait pas juste du décodage hiéroglyphes/alphabet latin dans l'espoir de découvrir un mot en français, mais si on travaille sur une véritable traduction de l'égyptien hiéroglyphique vers le français...]. Alors je leur ai fabriqué des messages secrets à décoder. Je pensais faire cela vite fait bien fait en utilisant le programme sur le site Egyptos, mais finalement ça n'allait pas et j'ai donc utilisé les hiéroglyphes du site Typographie et civilisations. L'envie d'apprendre semble à nouveau passée, au profit des jeux... A suivre...

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27 septembre 2009

Sport ou jeux de cour, telle est la question

Nos puces ne font partie d'aucun club sportif. Ca ne les intéresse pas pour le moment. Cela ne les empêche pas d'utiliser quotidiennement l'ensemble de leur corps dans diverses activités : courir (trappe-trappe, courses de vitesse, etc.), sauter (chat perché, sauter de rocher en rocher, etc.), grimper et escalader (aux arbres, sur des rochers, par-dessus une barrière, un petit mur d'escalade à l'aire de jeux, jouer à chat perché, etc.), faire du vélo, de la trottinette, du roller, jeux de ballons divers seule ou ensemble (viser une cible, s'entraîner à dribbler, se faire passer le ballon, etc.), jeux de raquettes (avec une balle en mousse, avec un volant), maîtrise du corps et équilibre (1 2 3 soleil, marcher sur un rondin, sur un banc), gymnastique (roulades avant et arrière, chandelle, enchaînements de mouvements pour un spectacle enfantin, s'entraîner à marcher sur les mains, etc.), danser (danse improvisée ou apprendre à danser comme Antonnella) et probablement d'autres choses auxquelles je ne pense pas. Ces activités font partie intégrante de leurs vies, sont vécues comme des jeux. Et bien entendu, il s'agit d'activités libres, c'est-à-dire que je ne les impose pas à des horaires choisis par moi, pendant une durée choisie par moi, à un rythme choisi par moi, et s'il m'arrive de donner des directives c'est sur leur demande expresse lorsqu'elles n'arrivent pas à faire un mouvement et qu'elles veulent un exemple ou une explication. Il m'arrive également de leur expliquer pourquoi on ne va pas se baigner juste après le repas, qu'utiliser son corps fait intervenir les muscles, que la fréquence d'utilisation agit sur le développement musculaire, que respecter des règles communes permet de pouvoir jouer tous ensemble avec moins de disputes, etc. Voilà donc comment nos puces développent leur motricité et la maîtrise de leur corps. Notre démarche éducative dans le domaine de l'éducation sportive est conforme au décret qui précise le socle de connaissances devant être acquis à 16 ans.

Mais, car il y a un mais, elle n'est pas du goût de l'inspectrice qui est venue vérifier l'enseignement que reçoit Puce. En effet, selon elle, il ne s'agit pas là d'éducation physique et sportive, mais tout juste de "jeux de cour". En effet, il manque à notre démarche, toujours selon elle (mais pas selon la loi), une certaine dose de contrainte. Sans oublier que l'éducation sportive, toujours selon elle, doit avoir un objet bien défini et en lien avec les autres apprentissages ; par exemple, l'adulte doit demander à l'enfant de faire un mouvement de bras défini et ayant pour but de favoriser son apprentissage de l'écriture. Je veux bien croire qu'un enfant qui n'est pas prêt à apprendre à écrire ait besoin d'être forcé encouragé par divers mouvements, si le but est de l'obliger lui permettre de suivre le rythme d'apprentissage défini par un programme externe à lui et arbitraire. Mais en IEF, cela ne s'impose pas si le choix éducatif est de suivre le développement normal et naturel de chaque enfant et non d'imposer un rythme d'acquisition sans lien avec le développement (moteur, intellectuel, affectif, etc.) de chaque enfant. L'inspectrice a aussi reproché que nos "jeux de cour" ne permettent pas à Puce d'expérimenter l'opposition et la coopération avec d'autres enfants. Il me semble pourtant que jouer au ballon, à cache-cache, à chat perché, à la course à l'oeuf (seul ou en relais), faire une course de vitesse avec ses soeurs ou avec des amis est une façon de se retrouver en situation d'opposition ou de coopération... A noter tout de même que les situations d'opposition et de coopération se retrouvent également dans les jeux de société. Enfin, elle a reproché que les activités physiques de Puce ne soient que des exutoires et non de véritables activités physiques. Quand on connaît le calme de Puce, on sait qu'elle n'est pas de ces enfants qui ont besoin d'aller courir et crier pour dépenser un trop plein d'énergie  ;-) , énergie, par ailleurs, qu'elle a déjà dépensé de façon normale au cours de sa journée, puisqu'elle n'est pas enfermée dans une pièce et assise sur une chaise contre son gré plusieurs heures par jour. En bref, l'inspectrice a principalement reproché le manque de contraintes imposées et a décidé de dénigrer les activités de Puce.

C'était il y a quelques mois. Et puis j'ai découvert le sport tel qu'il est pensé par les professeurs des écoles lors d'une sortie en famille au parc il y a quelques jours. Il y avait trois classes de primaire. La première faisait du vélo : les enfants devaient suivre l'instituteur autour du parc, puis dans un second temps ils devaient faire des tours sur un parcours donné pendant que l'instit tentait d'apprendre à un enfant, visiblement pas prêt à faire du vélo et au bord des larmes, à pédaler sans aide. La deuxième classe était en parcours d'orientation (les puces adorent les chasses au trésor qu'on organise dans le jardin  :-)  ), l'instit était assis sur un banc, donnait les directives, puis attendait en poussant régulièrement des "Magnez-vous !", "Qu'est-ce que vous foutez, vous rêvez ou quoi ?" [on admire au passage le niveau de langue... :-/ ], "Quoi encore, t'as pas compris ce qu'il faut faire ?" de sa grosse voix, qui a fait dire au papa des puces "Mais il les prépare à l'armée ou quoi ?". Et la troisième classe grimpait sur une sorte d'immense toile d'araignée en chahutant, pendant que les deux instits parlaient à une dizaine de mètres de là, puis ont  levé les yeux vers les enfants une demi-heure plus tard et ont dit "C'est terminé, vous descendez maintenant", avant de se retourner et de commencer à partir tout en continuant à discuter. A ce moment-là, un garçon tombe de la toile (préalablement secouée fortement par un autre), se met à pleurer en tenant sa jambe et appelle "Maîtresse !" qui ne l'entend pas, alors le garçon finit par se relever et lance à un autre enfant un agressif "Fils de pute, tu vas voir après !", toujours sans qu'aucun instit ne le voit ni l'entende, et donc n'intervienne.
Que penser de ces trois cours d'éducation sportive scolaire ? D'une part, qu'il s'en dégage une certaine dose d'agressivité et de violence (verbale et gestuelle, sans oublier l'indifférence ou le fait de forcer quelqu'un quitte à le faire pleurer qui sont des violences silencieuses mais non moins réelles) tant de la part de certains enfants que de la part de certains adultes [et dire que ce n'est que le début de l'année scolaire... qu'est-ce que ça doit être en fin d'année !  :-(( ], et cela ne fait que nous conforter dans notre choix de non-scolarisation et n'a pas donné envie aux puces d'aller à l'école. D'autre part que cela ne m'a pas permis de comprendre la différence profonde entre nos "jeux de cour" [faire du vélo, courir, grimper, etc.] et l'"éducation sportive" [faire du vélo, courir, grimper que nous avons pu observer in situ] que l'inspectrice voudrait que l'on mette en place... hormis le fait que nos activités ne sont pas imposées et sont le plus souvent vécues dans le plaisir et la bonne humeur.

 

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07 septembre 2009

Cléopâtre, reine d'Egypte

Depuis quelques semaines, Puce s'intéresse beaucoup à Cléopâtre VII suite à un reportage sur les circonstances de sa mort. L'actrice était si belle que, depuis, Puce veut tout savoir sur Cléopâtre. Nous avons lu ensemble deux livres que Puce a beaucoup aimés :

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Cléopâtre, la reine des rois
de Fiona McDonald, éditions Gallimard Jeunesse
Documentaire largement illustré sur la vie de Cléopâtre

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Cléopâtre, reine d'Egypte
de Mohamed Kacimi, éditions Milan Jeunesse
Histoire romancée avec de très belles illustrations.

Puce a beaucoup aimé le second, romancé et agréable à lire : l'Histoire racontée comme une histoire, avec de très belles illustrations et une Cléopâtre aux traits particulièrement gracieux. Puce s'est aussi plongée plusieurs fois seule dans le premier pour y rechercher des informations sur Cléopâtre lorsqu'elle et ses soeurs rejouaient ensemble des moments de la vie de la grande reine.

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01 septembre 2009

Il faut qu'il va

Les puces sont abonnées à un nouveau magazine : Juniors magazine. Nous l'avons reçu hier pour la première fois, et je l'ai feuilleté rapidement. J'ai eu un moment d'arrêt sur la page "Concours", page dédiée aux enfants qui veulent faire un dessin et l'envoyer à la rédaction accompagné d'une légende. Comme c'est le premier numéro, ce sont les élèves d'une classe de CE2 qui ont participé. Voici l'extrait d'une légende : "il envoie la tempête pour que la personne va en enfer". J'avoue que les fautes de français publiées comme si de rien n'était [et on en rencontre de plus en plus, que ce soit dans la presse écrite ou télévisuelle], franchement ça me fait non. Du coup, prise d'un doute (car selon l'inspectrice qui est venue nous contrôler, Puce n'aurait qu'un niveau de maternelle, bien en-deçà du niveau des enfants de son âge scolarisés), j'ai eu envie de vérifier le savoir de mes puces et j'ai demandé à Puce de me dire cette phrase. Bien entendu, elle a répondu "pour qu'elle aille en enfer". Idem pour MiPuce. Mes puces ont donc un niveau d'instruction supérieur à celui d'un certain nombre d'enfants scolarisés plus âgés qu'elles... Niveau d'instruction impossible à obtenir sans la mise en place de contraintes régulières dans la vie de l'enfant, toujours selon l'inspectrice, et donc ce serait l'absence de ces contraintes dans notre vie qui ferait que Puce n'aurait pas un niveau d'instruction satisfaisant... On ne doit pas vivre dans la même dimension...!
Après cette petite expérience de français, je me dis qu'il vaut mieux qu'on continue  à apprendre joyeusement, sans contraintes et de façon valable, plutôt qu'instaurer dans notre vie des contraintes arbitraires pour faire plaisir à l'Education nationale qui n'arrive pas à instruire valablement tous les enfants qui lui sont confiés, et ce malgré un nombre assez important de contraintes. Car ce n'est pas parce que je ne contrains pas mes puces à apprendre de façon scolaire, que je ne veille pas à ce qu'elles aient un bon niveau d'instruction à 16 ans.

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10 septembre 2008

Alphas et dictée muette

Puce et MiPuce commencent à déchiffrer des mots simples. Nous faisons plus ou moins régulièrement (entre une fois toutes les 3 semaines et 3 fois par semaine, selon la motivation et la disponibilité des unes et des autres : "non, je dois faire le repas", "non, je dois jouer avec ma poupée") des fiches de la Planète des Alphas. Elles progressent, chacune à son rythme. Je commence à proposer une nouvelle activité inspirée de la dictée muette de Montessori. J'ai confectionné un alphabet mobile en script, en distinguant les consonnes des voyelles comme le fait Montessori, car j'ai remarqué que les puces ne différencient pas bien ces deux familles de lettres. Comme je n'ai pas de boîte avec 26 cases, il faut commencer par ranger les lettres dans l'ordre alphabétique, sous la frise de l'alphabet. Ensuite, on prend une carte avec une image au recto et le mot correspondant au verso. Je dis le mot, elles le répètent ou non, et l'écrivent avec les lettres mobiles. Une fois le mot écrit, autocorrection en retournant la carte. Et si elles hésitent ou ne savent pas, elles retournent la carte pour voir le mot et l'écrire selon le modèle. Non, ce n'est pas de la triche  ;-)  Le but n'est pas de se retrouver en difficulté, mais d'apprendre en se sentant en sécurité. Et puis, une activité est toujours plus amusante si on ne se sent pas en échec  ;-)  Je remarque au passage que si j'appelle "activités" les activités que je propose dans le cadre de l'instruction obligatoire, les puces appellent nombre de ces activités "jeux"  :-) 

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20 août 2008

Les Mystérieuses Cités d'Or

Ayé ! Je sais enfin comment ça finit ! J'ai passé près de 20 ans avec cette image obsédante de Zia et Esteban tenant leurs médaillons à quelques centimètres des encoches ouvrant la cité d'or... sans savoir s'ils avaient finalement réussi à les ouvrir ou non ! Et je ne suis pas déçue de la fin  :-)  Les trois puces ont adoré la série que nous avons regardé ensemble. A vrai dire, je ne me souvenais plus des péripéties que les héros avaient traversées tout au long de la quarantaine d'épisodes, et j'ai eu autant de plaisir que les puces à les visionner. Mais une fois me suffit, contrairement aux puces qui les ont re-re-re-re-re-re-re-re-et-re-regardé (j'ai peut-être oublié un re ?). Enfant (et même adulte, mais maintenant je vois le côté vieillot... ça ne nous rajeunit pas !), j'ai beaucoup aimé regardé le petit reportage qui suit chaque épisode du dessin animé. Les puces n'ont pas du tout accroché... Tant pis ! Mais j'ai quand même souhaité profiter du dessin animé pour apprendre quelques petites choses... On ne se refait pas... Puce était réceptive, MiPuce beaucoup moins, et Tit'Puce n'a pas écouté un mot  ;-) 

Cit_s_d_or_carte_monde
Tirets pour indiquer les différentes routes vers les Indes, et notament les voyages de Christophe Colomb et de Magellan (qui a donné son nom au fameux détroit)
et trait pour indiquer la route de l'Esperanza qui a emmené Esteban, Zia et Mendoza dans le Nouveau Monde
(carte issue de ce site)

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