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05 juillet 2008

Sauver les classes uniques

C'est l'objet de cette pétition : mieux connaître ces classes, leur intérêt, en observant ce qu'il s'y passe et en empêchant leur fermeture devenue quasi-systématique. Des classes et des écoles qui disparaissent car souvent jugées trop peu rentables... économiquement, bien sûr. Mais... Et les autres aspects ? Qu'en savons-nous ? Ou plutôt qu'en savent-ils ? Ils, parce que les parents de ces petites structures demandent généralement leur maintien, mais c'est Ils qui décident...
J'ai passé quelques mois de ma scolarité dans une classe unique, et j'ai beaucoup apprécié cette école/classe : possibilité d'écouter et d'apprendre au niveau qui me convenait et non à celui auquel mon âge me destinait (cloisonnait ?), partage et communication avec des enfants de plusieurs âges, et non enfermement dans une classe d'âge unique. Une classe hétérogène qui m'apparaît plus vivante, plus dans la vraie vie que les classes homogènes où les enfants font la même chose au même moment de la même façon au même rythme, et ont finalement peu à apprendre des autres puisqu'ils en sont tous au même stade d'apprentissage et de développement, une homogénéité qui favorise la compétition en lieu et place de l'aide au plus petit ou de la demande au plus grand. Je m'ennuyais moins dans cette classe unique car il y avait toujours la possibilité de jeter un oeil sur ce que faisaient/apprenaient les plus grands. J'appréciais les moments où nous avions l'instituteur pour nous tous seuls, les quelques du même niveau : nous l'écoutions avec plus d'attention, puisque ces moments étaient moins longs, plus personnalisés et plus dans l'échange que le cours magistral. Et j'appréciais aussi les moments d'activités/exercices en autonomie lorsque l'instituteur s'occupait des autres niveaux.
Comme quoi, on peut défendre la nonsco et l'école en même temps... Pour le libre choix de chacun  ;-)

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14 juin 2008

A quel âge l'école est-elle obligatoire ?

[ Régulièrement, des visiteurs arrivent ici suite à une recherche sur Google concernant l'instruction. Des questions posées, un Google qui pointe par ici, mais pas forcément les réponses aux questions posées. Donc je me propose de répondre à quelques questions, histoire de faire avancer le schmilblick  ;-) ]

A quel âge l'école est-elle obligatoire ?

=> Réponse courte : En France, jamais  :-)

=> Réponse moyenne : En France, l'école n'est pas obligatoire, seule l'instruction l'est.

=> Réponse longue : En France, l'école n'est pas obligatoire, il n'y a que l'instruction qui est obligatoire, comme je l'ai expliqué ici en citant les textes de loi.  La période d'instruction obligatoire va de 6 ans à 16 ans, et plus précisément de la rentrée scolaire de l'année civile où l'enfant atteint 6 ans jusqu'au jour du 16e anniversaire. Donc oui, il faut apprendre des choses entre 6 et 16 ans, mais pas obligatoirement à l'école  ;-)

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11 juin 2008

Les contrôles (mairie et IA), vos avis et expériences

La Farandole Sans Ecole... une main qui tient une main qui tient une main qui tient une main... des chants et  de la musique, des couleurs et des rythmes qui varient d'une main à l'autre... tout ça pour une longue et belle farandole...

--- Les contrôles (mairie et IA), vos avis et expériences ---

Je n'ai pas encore d'expérience personnelle des contrôles dans le cadre de l'IEF. En revanche, j'ai lu et entendu de très nombreux rapports de contrôles de la part de familles et de représentants de l'Education nationale. Ce qui est frappant, c'est l'hétérogénéité du déroulement de ces contrôles, qu'il s'agisse de l'enquête à caractère social de la mairie ou du contrôle pédagogique de l'inspection académique. On pourrait penser que c'est normal, si on considère la grande diversité des familles non scolarisantes, mais ce serait supposer qu'il y a adaptation à cette diversité, alors que c'est loin d'être le cas, puisque la différence de traitement est uniquement due à la personnalité de la personne chargée du contrôle. Je pense que ce n'est absolument pas normal, car une même famille pourra faire l'objet d'un rapport positif dans une circonscription et faire l'objet d'un rapport négatif dans la circonscription voisine, et ce même s'il s'agit de la même ville !  :-/  La façon dont se déroulent les contrôles pédagogiques est moins en lien avec l'aptitude pédagogique de la famille qu'avec l'aptitude à rester ouvert d'esprit de la personne qui fait le contrôle. Tel inspecteur de l'Education nationale ou conseiller pédagogique laissera ses préjugés de côté et acceptera de considérer l'IEF comme une alternative valable et responsable à la scolarisation, acceptant également la diversité et la richesse pédagogique des familles, alors que tel autre représentant de l'Education nationale ne pourra s'empêcher de considérer la non-scolarisation comme un pis-aller et refusera toute alternative didactique au programme officiel, imposant par là-même aux familles non scolarisantes de faire l'"école à la maison", c'est-à-dire de faire la même chose qu'à l'école de la même manière et au même rythme que ce qui se fait dans les classes, ce qui bien entendu est strictement contraire à la législation actuelle... Et parfois il y a même pression pour "inviter" la famille à scolariser... Mais quand on est juge et partie, j'imagine qu'il est difficile de faire la part des choses et de rester ouvert, d'autant plus si aucune formation spécifique n'a été préalablement reçue, et dispensée par des personnes compétentes, il va de soi... Bref, tout ça pour dire que recevoir la convocation pour le contrôle pédagogique annuel revient fréquemment à se demander à quelle sauce on va être mangé, même si on n'a rien à se reprocher. Heureusement, il est parfois possible de négocier les conditions du contrôle avec la personne chargée de l'effectuer, et c'est une bonne chose que de pouvoir se faire entendre, voire comprendre, afin que chaque protagoniste soit satisfait du déroulement du contrôle, et en ressorte même plus riche, loin d'une hiérarchie (les familles ne sont pas "en dessous" des représentants de l'EN, mais à côté  ;-)  ) et d'un rapport de force qui n'ont pas lieu d'être . Dommage que ce ne soit pas systématique...

L'enquête à caractère social se déroule, elle aussi, de façon très variable selon les communes : du simple entretien courtois et rapide avec le maire (parfois un peu gêné de cette intrusion faite dans l'intimité de la famille) à la visite inquisitrice  d'une assistante sociale (parfois rattachée à un département de l'Education nationale, encore juge et partie...!  :-/  ) qui ne fait pas la différence entre enquête sociale de l'ASE et enquête à caractère social dans le cadre de la nonsco, et bien sûr avec plein de variantes entre les deux. Mais en général, cette enquête ne pose pas de souci, à condition d'être en bons termes avec sa mairie, ce qui ne va pas forcément toujours de soi dans les petites communes, que ce soit lié à l'instruction (par exemple : risque de fermeture de la petite école car il manque un enfant) ou à tout autre chose (par exemple : problème entre propriétaires terriens, etc.). Autre point important : avoir une maison bien comme il faut et une façon de vivre qui correspond à la "norme". Notez que si votre maison est complètement en-deçà des normes occidentales de confort mais que votre enfant va à l'école, on ne viendra pas vous embêter... ce qui n'est pas le cas si vous avez choisi la nonsco... Un poil discriminatoire  :-/   D'autant que les familles scolarisantes n'ont pas à justifier leur choix en matière d'instruction de leurs enfants, alors que c'est la raison d'être de cette enquête imposée aux familles nonsco.

Mon avis sur la législation imposant les nombreux (un minimum de 15 par enfant et en 10 ans) contrôles au sein des familles non scolarisantes ? Je la trouve abusive et intrusive. Certes, les contrôles rassurent les Français sur ce que font leurs compatriotes lorsqu'ils font un choix différents. Cela donne l'impression d'un garde-fou, comme je l'entends fréquemment. Mais faut-il un garde-fou aussi rigide et aléatoire ? Le point positif de tous ces contrôles effectués depuis la loi de 1998 (celle qui a fait passé le nombre de contrôles de 3 à 15), c'est qu'ils ont permis de prouver que les familles non scolarisantes sont des familles comme les autres, et certainement pas plus maltraitantes ou sectaires que les familles qui font le choix de scolariser leurs enfants. Cela a même permis de démontrer que les familles sont capables d'instruire leurs enfants au moins aussi bien que les enseignants de métier. Le point négatif, c'est le stress qu'ils engendrent et la façon dont ils peuvent restreindre la liberté pédagogique. Et là, je me sens concernée, étant donnée que devant les contrôles à venir à compter dès la prochaine rentrée et nos conditions de vie un peu instables depuis quelques mois et pendant encore plusieurs mois, je me sens contrainte d'envisager une instruction plus scolaire (pas simple avec Puce qui est relativement réfractaire au formel et au verbe "apprendre", elle préfère "savoir"  ;-)  ) que ce que je souhaiterais, en ayant soin d'avoir plein de traces écrites, comme autant de preuves que nous sommes des gens "bien sous tous rapports", ne sachant par avance à quelles personnes nous aurons à faire ni leur attitude vis à vis de la non-scolarisation, et ne me sentant pas la force de contrer les a priori et leur cortège de désagréments officiels (actuellement je n'ai pas une énergie à toute épreuve pouvant être dispersée de tous côtés...). C'est dommage. Pour nous, mais aussi pour l'Education nationale, et la population en général. Je pense que nous aurions tous à gagner à vivre dans une société autorisant l'innovation, la différence, et favorisant la confiance, plutôt que de continuer dans cette voie sclérosante du mimétisme et de la défiance systématique envers l'autre. Après tout, aurions-nous pu profiter du génie d'A. Einstein et d'autres savants géniaux s'il ne leur avait pas été permis de sortir des sentiers battus ? Pas sûre. Et je ne suis pas non plus certaine que l'on assiste à l'émergence de nouvelles personnalités toutes aussi géniales pour le devenir de notre monde dans les années à venir. Mais je dévie... Pour en revenir à mon avis sur les contrôles, j'aimerais voir un retour à une législation plus souple, à une harmonisation (dans le bon sens et favorable à la liberté pédagogique, bien sûr !) de la manière dont les contrôles se déroulent, et pourquoi pas, si on doit en passer par des contrôles, à un organisme/ministère style Education nationale mais dédié exclusivement à l'instruction hors école, une branche qui saurait de quoi il retourne et en accepterait la diversité ?


Et je ne résiste pas à un petit rappel des textes... A force de les répéter, peut-être qu'ils vont finir par être connus et ainsi cela va-t-il permettre de limiter les abus de l'administration...

Le contrôle de la mairie a lieu tous les deux ans, ce n'est pas un contrôle social, mais une enquête qui n'a que deux objectif : connaître les motifs de la nonsco et vérifier que l'enfant n'est pas laissé à l'abandon intellectuel :

Code de l'éducation, article L131-10
Les enfants soumis à l'obligation scolaire qui reçoivent l'instruction dans leur famille, y compris dans le cadre d'une inscription dans un établissement d'enseignement à distance, sont dès la première année, et tous les deux ans, l'objet d'une enquête de la mairie compétente, uniquement aux fins d'établir quelles sont les raisons alléguées par les personnes responsables, et s'il leur est donné une instruction dans la mesure compatible avec leur état de santé et les conditions de vie de la famille.

Le contrôle de l'inspection académique a lieu chaque année et a pour objet le contrôle de l'enseignement (et non des connaissances de l'enfant, comme le laisse croire une idée reçue) :

Code de l'éducation, article L131-10 :
L'inspecteur d'académie doit au moins une fois par an, à partir du troisième mois suivant la déclaration d'instruction par la famille, faire vérifier que l'enseignement assuré est conforme au droit de l'enfant à l'instruction tel que défini à l'article L. 131-1-1.
Code de l'éducation, article D131-16 :
La progression retenue, dans la mesure compatible avec l'âge de l'enfant et son état de santé et sous réserve des aménagements justifiés par les choix éducatifs effectués, doit avoir pour objet de l'amener, à l'issue de la période d'instruction obligatoire, à un niveau comparable dans chacun des domaines énumérés aux articles D. 131-12 à D. 131-15 à celui des élèves scolarisés dans les établissements publics ou privés sous contrat.
Circulaire n°98-070 :
Le contrôle de l'instruction dans la famille par l'inspecteur d'académie doit donc se faire en référence à l'article 1er de la loi du 18 décembre 1998 et au décret n° 99-224 du 23 mars 1999, et non pas aux programmes en vigueur dans les classes des établissements publics ou privés sous contrat.

 

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06 juin 2008

L'hygiène infantile naturelle (HIN)

Chose promise, chose due, voici mon petit blabla sur l'hygiène naturelle, suite à mon billet sur le livre "Sans couches, c'est la liberté !"  Comme je l'ai dit, j'aurais pu écrire l'un des paragraphes qui conclue la seconde partie du livre. Je regrette beaucoup de ne pas avoir su, pour Puce et MiPuce, que l'hygiène naturelle était une possibilité. Cela nous aurait évité bien des déboires. Et je suis bien consciente que j'ai imposé les couches alors qu'elles n'en voulaient pas, et n'en voulaient plus passé 12 mois... Mais j'étais tellement persuadée que j'allais les traumatiser en leur imposant le "pas de couche" avant les fatidiques 2 ans (avec leurs cortèges de fameux signes de "maturité") que je leur ai imposé les couches et les ai probablement traumatisées, étant donnée la difficulté pour les abandonner par la suite [les couches, par les puces]... Contradictoire, non ?
Avec Tit'Puce, nous (le papa des puces aussi, et il s'en sortait très bien  :-)  c'est pas réservé aux mamans  ;-)  ) avons pratiqué l'hygiène infantile de la naissance à 4 ou 6 mois. Contrairement à une idée reçue, j'ai trouvé bien plus simple les premiers jours et semaines que par la suite. Probablement parce que j'avais plus de choses à penser par la suite, et donc étais moins disponible, moins à son écoute, et surtout moins connectée  :-/  J'ai très souvent utilisé les couches en back-up pendant les premiers mois, par manque d'assurance. Probablement que ce "back-up" est aussi à l'origine de ma déconnection progressive d'avec les besoins de Tit'Puce... J'ai ensuite repris l'HIN lorsqu'elle a eu 21 mois : j'en avais marre des couches !  ;-)  Et je les ai enlevées du jour au lendemain, sans que Tit'Puce n'en souffre, contrairement aux idées fréquentes sur le sujet, probablement parce que je me suis mise à son écoute et n'étais pas dans un objectif d'apprentissage : c'était à moi de gérer et non sa responsabilité, à moi de me mettre à son écoute et de lui proposer à bon escient et non à elle de gérer seule cette partie de son organisme (de la même manière que je propose à manger quand elle a faim, et non la laisse se débrouiller avec sa faim). Pas mal d'essuyages les premiers jours, le temps que je me reconnecte et qu'elle se reconnecte. Mais parmi les ratés, il y avait aussi des réussites  :-)  Bref, comme au tout début. J'ai pu noter que les mois de pratique n'avaient pas été "pour rien", car il lui restait des bribes de nos débuts : elle n'avait pas complètement perdu la conscience de son corps et ne vivait pas son élimination de façon complètement détachée. J'avais d'ailleurs remarqué, par exemple, que lorsqu'elle avait besoin de faire pendant la période "couches", elle descendait de nos genoux pour ne pas faire sur nous, chose que je n'ai jamais vu avec Puce ou MiPuce. Signe que Tit'Puce était toujours consciente de ses besoins bien avant de faire, contrairement à Puce et MiPuce qui étaient conscientes sur le moment mais pas en amont, comme si elles ne pouvaient pas le sentir venir, contrairement à Tit'Puce qui attendaient d'être descendues des genoux pour faire. J'ai aussi remarqué que, lors de notre expérience des premiers mois, Tit'Puce signalait avant de faire, et non au moment de faire, et parfois même attendait d'être au bon endroit pour faire, et ce dès ses premiers jours, alors qu'on entend souvent qu'un bébé ne sait pas, ne sent pas et ne peut pas se contrôler. Encore une idée reçue que l'expérience met à mal !
J'apprécie la vie sans couche pour plein de raisons. Pour beaucoup, c'est une corvée de plus, une gestion de son enfant supplémentaire à "tout le reste". Mais finalement, c'est un peu comme l'allaitement et le biberon : en voulant soit-disant libérer les femmes de leur fardeau maternel, ils nous ont emprisonnés dans des sacs (de lait, de couches, à langer) et des manipulations supplémentaires (laver et préparer les biberons, nettoyer des fesses particulièrement beurk et augmenter le nombre de poubelles à aller jeter), sans parler des problèmes que cela crée et qu'il faut aussi gérer (allergies, érythèmes fessiers)... Bref, une liberté pas si libératrice. Finalement, la maternité vécue de façon proximale peut sembler aliénante, mais j'y trouve plus de liberté. Certes, cette liberté n'a rien à voir avec ma liberté de célibataire d'à l'époque  ;-)  [j'avoue que cette liberté quasi-totale me manque parfois un peu, mais on ne peut pas tout avoir  ;-) ]  Je ne sais pas si le titre du livre "Sans couches, c'est la liberté !" parle de la liberté de l'enfant ou du parent. Mais s'il s'agit probablement d'une plus grande liberté pour l'enfant (notamment car plus libre de ses mouvements puisque non entravé par une épaisseur entre les cuisses), c'est aussi plus de liberté pour moi  :-)  Et puis, s'il est vrai que les couches lavables sont mieux que les jetables sur le plan écologique et économique, il faut reconnaître que l'hygiène naturelle du bébé présente également ces avantages, mais de façon plus prononcée que les couches lavables : cela revient beaucoup moins cher que les couches lavables, c'est beaucoup moins astreignant (pas besoin de faire tremper, ni d'augmenter le nombre de lessives), et plus écologique (ben oui, il faut de l'eau, de la lessive et de l'électricité pour les couches lavables !). Sans oublier le lien à l'enfant qui est différent, comme une connection en plus  :-)  Ah, et puis Tit'Puce a été notre bébé qui a le moins pleuré, elle n'a quasiment jamais pleuré en fait. Très agréable, d'ailleurs, un bébé serein  :-)  Une théorie dit que les pleurs "inexplicables" (ou plutôt inexpliqués...) des premiers mois seraient en lien avec la communication sur les besoins, et que tant que les bébés signalent et ne sont pas compris ou entendus, ils continuent de signaler jusqu'aux pleurs (ultime moyen pour dire "oh, y'a un truc qui va pas !"). La connection avec les besoins d'élimination se perd vers 4 à 6 mois lorsque l'entourage n'y répond pas, ce qui correspond au moment où les pleurs inexpliqués disparaissent...

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03 juin 2008

Quels sont les cours obligatoires pour l'école à la maison ?

Régulièrement, des visiteurs arrivent ici suite à une recherche sur Google concernant l'instruction. Des questions posées, un Google qui pointe par ici, mais pas forcément les réponses aux questions posées. Donc je me propose de répondre à quelques questions, histoire de faire avancer le schmilblick  ;-)

Quels sont les cours obligatoires pour l'école à la maison ?

=> Réponse courte : Aucun cours n'est obligatoire.

=> Réponse moyenne : Aucun cours n'est obligatoire, mais il y a un minimum à savoir à la fin de l'obligation d'instruction (c'est à dire 16 ans).

=> Réponse longue : Aucun cours n'est obligatoire lorsqu'un enfant est instruit en famille, mais il y a une règle à respecter, énoncée dans le décret relatif au contenu des connaissances requis des enfants instruits dans la famille qui dit qu'un enfant instruit hors école doit avoir, à l'âge de 16 ans, des connaissances comparables aux enfants instruits en milieu scolaire public dans divers domaines qui sont "les instruments fondamentaux du savoir, les connaissances de base, les éléments de la culture générale, l'épanouissement de la personnalité et l'exercice de la citoyenneté". Avec un peu plus de détails, ça donne quoi ? Ca donne :
- "la maîtrise de la langue française" (maîtrise du français parlé, de la lecture, du français écrit, de la grammaire et du vocabulaire)
- "la maîtrise des principaux éléments de mathématiques" (savoir compter, connaître les formes géométriques, savoir calculer, être capable de déduction, d'abstration, de raisonnement, de démonstration)
- "la pratique d'une langue étrangère"
- "une culture générale" en lien avec la littérature
- "des repères chronologique et spatiaux" (connaissance de l'histoire et de la géographie française, européenne et mondiale)
- "une culture scientifique et technologique" (biologie, physique et chimie)
- "une culture artistique" (oeuvres d'art)
- "une culture physique et sportive"
- devenir un bon citoyen en acquérant un esprit critique et le sens de l'argumentation, sans oublier les connaissances nécessaires à l'exercice de la citoyenneté

Comment permettre à l'enfant d'acquérir toutes ses connaissances ? En développant les compétences suivantes :
- poser des questions
- trouver des solutions après avoir réfléchi, lu, comparé
- faire selon un mode opératoire logique
- créer
- savoir utiliser les divers media
- être capable de se maîtriser, de gérer son potentiel et les risques encourus.

Dans quel ordre, à quel rythme et selon quelle pédagogie faut-il oeuvrer à l'acquisition de tout ça ? Dans l'ordre que l'on souhaite, au rythme que l'on souhaite, et selon la pédagogie que l'on souhaite. Ou mieux : selon l'ordre, le rythme et la pédagogie les mieux adaptées à l'enfant  :-)  Il n'y a aucun ordre, rythme ou méthode pédagogique particulière à suivre impérativement. Apprendre hors école, c'est bénéficier d'une grande liberté pédagogique, toujours dans l'objectif de permettre les apprentissages définis plus haut à 16 ans. Ainsi, on peut commencer l'apprentissage de la lecture à 4 ans ou 9 ans plutôt qu'à 6 ans, les multiplications peuvent être abordées à 5 ans ou à 11 ans, etc. Bien sûr, il est préférable que les choix effectués soient cohérents (bon, ça dépend aussi de ce que l'on entend par cohérent... ou plutôt d'avec quoi on souhaite qu'ils soient cohérents : les intérêts de l'enfant ? le programme scolaire ? une logique pédagogique définie ? etc...), notamment si une scolarisation est envisagée à court terme, histoire que l'enfant ne soit pas en décalage complet lors de son arrivée en milieu scolaire. Mais si l'instruction à domicile est envisagée pour plusieurs années, rien n'empêche de personnaliser l'enseignement, sans se soucier du programme scolaire en vigueur dans les écoles, puisque il n'y a aucune obligation légale de suivre ce programme. Et puis rien ne dit que ce programme soit le meilleur à tous niveaux (sinon, pourquoi nos ministres le réviseraient-ils si souvent, hein ?), tout comme rien ne dit que ce programme soit le pire qui soit  ;-) 

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30 mai 2008

Sans couches, c'est la liberté !

J'ai enfin réussi à terminer ma lecture de ce livre

livre___HIN_Bauer
Sans couches, c'est la liberté !
A la redécouverte de l'hygiène naturelle du bébé
,
d'Ingrid Bauer, Editions l'Instant Présent

lecture commencée il y a presque un an et demi...! Ce livre est probablement très bien pour les néophytes, mais ayant déjà fait l'expérience de l'hygiène naturelle du bébé avec Tit'Puce, j'avoue que je n'en ai pas tiré grand'chose de plus que ce que je savais déjà, infos que j'avais glanées sur quelques sites (notamment ici et avec la suite ) et dans le livre

llivre_HIN_SMZ
L'hygiène naturelle de l'enfant, La vie sans couche
de Sandrine Monrocher-Zaffarano, Editions Jouvence

sans oublier les échanges sur la liste de discussions francophone.
La première partie du livre explique ce qu'est l'hygiène infantile et ce que ce n'est pas : il ne s'agit pas de dresser un bébé à la propreté dès les premiers jours de vie, mais d'être attentif à ce qu'il dit et communique afin de lui permettre de faire ses besoins ailleurs que sur lui lorsqu'il signale son besoin de faire. L'auteur revient sur les théories qui nous ont amenés, nous parents occidentaux, à croire qu'un petit enfant est forcément incontinent et ne peut pas vivre les deux, voire trois (et parfois plus) premières années de sa vie sans avoir les fesses enfermées dans une couche, la peau constamment au contact de l'urine ou des matières fécales. Un tableau (p.94) récapitule pourquoi un bébé est prêt dès la naissance à vivre sans couche (ce qui se passe dans les 3/4 du monde... un peu comme l'allaitement et le cododo...) et le compare aux fameux "signes de maturité" pour l'apprentissage de la propreté. Un des exemples cités : l'un des signes de maturité pour l'apprentissage est lorsque l'enfant "commence à ranger les choses à leur place" [C'est pas encore le fort de Puce, MiPuce et Tit'Puce...  :-/  J'ai choisi un mauvais exemple !  ;-) ], alors qu'avec l'hygiène infantile les bébés "apprennent où doivent aller leurs déjections dès le départ". Et pour ce qui est de la "maturité neurologique" ? C'est évoqué à plusieurs endroits, mais je cite un passage sur les muscles impliqués (p.123) :

"A peu près toute la littérature occidentale sur l'apprentissage de la propreté propage l'idée que la capacité de retenir son élimination ne se développe qu'entre 18 mois et 3 ans. C'est en contradiction avec l'expérience de millions de bébés à travers le monde*. Cependant, il peut être vrai que les muscles des sphincters ne soient pas assez développés chez les enfants dépendant de couches. Ils ne sont jamais utilisés ! La conscience est perdue et les enfants se souillent. Toute femme ayant pratiqué les exercices de "Kegel" pour augmenter le tonus de leurs muscles des sphincters urinaires ou du vagin sait que le simple fait de devenir consciente et d'utiliser ces muscles fréquemment donne le contrôle nécessaire."

* Je confirme l'avoir expérimenté avec Tit'Puce  ;-)

La démarche de l'hygiène infantile et celle de l'apprentissage de la propreté sont radicalement différentes à de nombreux niveaux, et notamment dans leur façon d'aborder le "problème" puisqu'elle ne le prennent pas par le même bout (p.124) :

"Il est important de rappeler que l'Hygiène Naturelle du Bébé se concentre en général sur le relâchement des sphincters et non sur leur contraction et la rétention. Cette différence de taille comparée à l'apprentissage conventionnel devient important lorsque l'on considère les potentielles implications futures qu'a fait de se concentrer sur la rétention de ses déjections plutôt que de les laisser aller.
En utilisant les muscles volontaires pour relâcher, et développer un bon tonus des sphincters, votre bébé apprendra à retenir ses déjections lorsqu'il le veut, naturellement et volontairement, de son propre chef. L'Hygiène Naturelle des Bébés fait confiance et respecte la capacité de l'enfant à le faire. Forcer un enfant à retenir son urine ou ses selles, en utilisant par exemple la honte, la punition, ou même les récompenses et les félicitations, est irrespectueux et potentiellement dangereux et n'a aucune place dans la pratique que je préconise.
"

La deuxième partie est moins théorique et plus pratique. D'ailleurs, elle s'intitule "La pratique"  ;-)  et donne pas mal de pistes sur quand et comment s'y prendre (il n'y a pas qu'une seule façon de faire !), avec de nombreuses descriptions et photos. Il y a une troisième partie, sous forme de questions/réponses, mais je pense que la conclusion de ce livre se trouve à la fin de la deuxième partie, paragraphe "Faire passer le message". J'aurais pu écrire ces lignes (p.272) :

"Il y a une raison pour laquelle je n'ai pas pratiqué l'Hygiène Naturelle du Bébé avec mon premier enfant. Je n'en avais jamais entendu parler. Je n'avais même pas l'idée que cela pouvait se faire, ce qui aurait pu m'aider à découvrir le reste toute seule, comme je l'ai fait pour mon deuxième enfant. J'aurais tellement aimé savoir. [...]"

Mon expérience et mon avis sur le sujet dans un prochain billet... A suivre !

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18 mai 2008

Apprendre la numération

Puce ne sait pas compter (dans le sens réciter la suite de nombres) au-delà de 20 ou 25, et si elle connaît et lit les chiffres, elle ne sait pas lire les nombres (même ceux qu'elle sait placer oralement dans l'ordre de la numération). Mais cela ne devrait plus tarder à changer : Puce vient de découvrir les jeux de points à relier  :-)  Une manière ludique d'apprendre à compter sans avoir à apprendre et réciter une suite de nombres par coeur, et elle en déduit la logique de la numération.
Nous avons trouver notre bonheur sur plusieurs sites et principalement ici (classement par niveau, dont un pour débutants avec chiffres de grande taille) et (50 dessins en vrac et de tous niveaux).

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15 mai 2008

Découverte des encastrements Cuisenaire

Depuis quelques jours, les puces découvrent les encastrements pour les réglettes Cuisenaire (merci à la fée Viviane  :-)  ) :

Cuisenaire_encastrements

Pour l'instant, elles les apprécient moins que les encastrements pour les Attrimaths, probablement parce qu'ils paraissent moins ludiques. Il leur est plus difficile de confectionner des biscuits et des fleurs aux multiples couleurs  ;-)  Sur un plan purement pédagogique, je les trouve intéressants pour mémoriser les couleurs/longueurs et s'approprier les diverses correspondances entre réglettes, maîtrise utile pour les activités mathématiques Cuisenaire et Mathadore qui s'en suivront très probablement dans les mois à venir.

Où trouver ces encastrements lorsqu'on n'a pas une bonne fée à portée de main pour nous les prêter ? Plusieurs possibilités dont les plus courantes : Didacto, éditions Degrid. Mais aussi les vide-greniers, les sites de vente entre particuliers, les échanges entre famille, etc...

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13 mai 2008

Bonne nouvelle : le prix du carburant augmente encore et encore !

Ben oui, c'est une bonne  nouvelle ! Pensez donc : la TIPP et la TVA sont calculées proportionnellement, sur la base du prix du carburant. Donc si le prix du carburant augmente, les impôts indirects prélevés lors du passage à la pompe augmentent. Donc l'Etat encaisse plus d'argent chaque jour. Donc... le fameux "déficit", dont on nous rabat les oreilles pour expliquer tel dégraissage de fonctionnaires ou structures publiques ou déremboursement médical ou autre hausse fiscale, ne peut qu'être comblé par tous ces sous et en bien moins de temps que prévu, non ? Et donc, plus besoin de toutes ces mesures nocives  :-) 
Faut positiver, faut positiver, faut positiver, faut positiver, faut positiver, faut positiver, faut positiver, faut positiver, faut positiver, faut positiver, faut positiver, faut positiver, faut positiver... Ca marche pas. Pas douée avec Coué.  :-(

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29 avril 2008

Hors-série sur l'école à la maison

Le magazine Grandir Autrement vient de publier un hors-série de 120 pages consacré à l'instruction en famille :

GA_HS_IEF
sommaire

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04 avril 2008

Nos animaux virtuels

Que deviennent-ils ? Nous nous en occupons plus ou moins régulièrement...

arielAriel            didolaDidola   
cocodactyle_3Cocodactyle

Puce gère toujours son zoo. Après une longue attente, elle a enfin vu naître son premier bébé : un petit chevreau. Et après avoir longtemps refuser d'espionner et voler un autre parc pour ne pas prendre l'animal de quelqu'un d'autre, elle a fini par céder à la tentation. Mais ses espions sont le plus souvent attrapés et mis sous les verrous ou mordus par les chiens. Une fois, un espion lui a ramené une girafe dans son sac. Elle a également enrichi l'animation de son parc avec un train à un wagon et une boutique de souvenirs. Elle s'occupe toujours d'Ariel, poney qui a maintenant 2 ans et demi (le temps passe vite sur Internet !).
MiPuce, elle, a toujours Didola, son cheval, et a souhaité ouvrir un zoo. Nous l'avons créé il y a quelques jours, et elle était toute heureuse qu'un chien (un labrador blanc) perdu la rejoigne dans son zoo. Elle l'a appelé Marie, comme la maman de Tchaou  ;-)  Elle a installé ses premiers animaux, un lémurien et une loutre, et construit une gare et un chemin de fer pour y faire circuler un train à un wagon.
Quant à moi, je viens de réveiller Cocodactyle, mon dinosaure, qui dormait depuis trois mois. Qui a dit que les dinosaures n'hibernaient pas ?! Une petite photo pour montrer comme mon ptérodactyle a bien grandi (faut dire que je m'en suis bien occuper : brosse à dent, oreiller, frigo, baignoire... et je lui fais faire régulièrement du footing et du trampoline, et je n'oublie pas non plus de l'instruire !).
Je mets les liens à jour (colonne de droite) vers les zoo des puces, des fois qu'une petite visite vous tenterez  ;-)

Posté par pepitedechocolat à 09:30 - Petits bouts de vie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]








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