29 octobre 2009
Quand les Dieux font des maths
Encore un jeu conseillé par la ludothécaire sur le thème de l'Egypte, mais je me suis rendue compte en arrivant à la maison que celui-là n'a d'égyptien que le nom et les illustrations. Sur le coup j'étais un peu déçue, et puis finalement il est très sympa :-)
Ce jeu est assez simple : il s'agit de positionner des pions et des cartes de façon stratégique en espérant que le hasard soit du bon côté et que notre mémoire ne nous joue pas de mauvais tour. Et pour savoir qui a gagné, il faut comptabiliser les points rapportés par chaque pion. Ce jeu a été l'occasion d'aborder la notion de nombre négatif avec Puce et MiPuce : certains pions peuvent être mal placés et donc faire perdre des points. Et si 4 - 2 = 2 est facile à comprendre, 4 - 5 = -1 est une notion beaucoup plus ardue quand on a toujours pris pour exemple jusque-là le nombre de bonbons restant après en avoir mangé quelques uns... Eh oui, quand j'ai 4 bonbons et que je veux en manger 5, forcément il ne m'en reste aucun dans la main après dégustation... Et comme nous n'avons pas encore parlé avec les puces du principe du découvert bancaire (première idée qui m'est venue à l'esprit pour expliquer le principe de nombre négatif !), la notion a été un peu difficile à appréhender. Finalement, je me suis appuyée sur la maison qui possède plusieurs étages, dont certains au-dessus du sol et d'autres au sous-sol, sans oublier son ascenseur qui, au lieu d'indiquer directement le numéro de l'étage, indique seulement si on monte ou descend et le nombre d'étages à parcourir. Mon bonhomme s'est souvent retrouvé à un autre étage que celui souhaité, mais il a fini par s'y retrouver ! Quelle idée d'avoir un ascenseur si peu pratique ! :-)
25 octobre 2009
Jeu sur l'Egype ancienne
Nous empruntons régulièrement des jeux à la ludothèque. Cette semaine, pendant que les puces jouaient, je suis allée discuter avec la ludothécaire. Passionnée d'Egypte ancienne, elle m'a conseillé ce jeu :
Le but du jeu ? Devenir Pharaon. Pour cela, il faut que chaque joueur réunisse les 6 cartes qui lui permettront d'obtenir la bénédiction de Rê : les connaissances (répondre à des questions divisées selon 3 degrés de difficultés en fonction du niveau ou de l'âge du joueur), la stratégie (échanger ses cartes) et le hasard (gagner des cartes lors de parties de dé) font partie du jeu. Puce et moi avons beaucoup aimé :-)
20 octobre 2009
Du déclic à la maîtrise, que de chemin et travail... pour moi !
Je m'étonne régulièrement de ce que mes puces savent faire et savent tout court. Parfois les enfants grandissent plus vite que ce qu'on ne les voit ! Et je m'inquiète aussi régulièrement de ce qu'elles ne savent pas (encore), comme s'il y avait un blocage qu'il m'incomberait de défaire sans pour autant parvenir à trouver ce qui bloque. Et quand cela arrive, les doutes m'envahissent, et la pression que je ressens parfois est d'autant plus forte et handicapante. Régulièrement, j'observe un déclic qui me fait croire que, cette fois, ça y est, on est sur la dernière ligne droite qui mène à la maîtrise de telle compétence ou connaissance, et je vois notre horizon IEF s'éclaircir, comme si la puce avait fait un bon de géant. Et puis, finalement, il se passe un an ou deux avant que l'apprentissage ne soit plus abouti. J'ai observé cela avec l'apprentissage de la lecture pour lequel deux ans et demi se sont passés entre le déclic et la lecture effective. Je l'observe également pour la comptine numérique pour laquelle, un an et demi après le déclic pour la découvrir, la maîtrise n'est pas encore parfaitement effective (mais cela ne devrait plus tarder si j'en crois les longues minutes que Puce passe tous les jours à s'entraîner à lire et compter devant notre poster des nombres... à moins que ce ne soit qu'une étape de plus !).
Peut-être qu'en forçant Puce, cela aurait pu aller plus vite. Ou pas. Ou peut-être aurions-nous gagné d'un côté pour perdre de l'autre. Avec des si, on referait tout Paris, comme on dit ! :-) Et puis je m'aperçois aussi que c'est lorsque je me sens découragée et que je jette l'éponge, ce qui aboutit inévitablement à un véritable lâcher-prise, que quelque chose se passe. Il ne s'agit pas du fameux "lâcher-prise" qui fait bien à dire mais avec lequel nous gardons tout de même une certaine maîtrise (quand nous ne proposons plus rien mais continuons d'observer l'air de rien le point particulier qui nous embête et restons prêts à agir dès que quelque chose évoluera ; en somme c'est un lâcher-prise en tension comme si nous l'épiions pour vérifier que cette détente fait bien son boulôt ! Quelque peu antinomique !). Non, je parle plutôt du vrai lâcher-prise où on abandonne toute résistance et toute ambition parce qu'on finit par ne plus y croire et qu'on se retrouve devant un double choix : insister et enseigner contre le gré de l'enfant, ou passer à complètement autre chose sans se retourner. J'opte généralement pour la seconde option, car Puce est d'une nature à se bloquer complètement lorsqu'elle sent une attente ou une insistance à son encontre. J'en ai déjà fait les frais (elle aussi par la même occasion), et je crains qu'agir contre son gré ne crée en elle des blocages ou rejets de tel ou tel apprentissage, voire des apprentissages en général, seulement parce que nous, adultes (parents, mais aussi personnel de l'Education nationale [oui, même dans le cadre de l'IEF, nous devons supporter, parfois affronter, leurs attentes lors des contrôles généralement irrespectueux des différences]), mettons sur ses épaules d'enfant une trop grande pression externe, parfois contraire à son libre-arbitre, à un moment où cela n'a pas (encore) de sens pour elle.
Cela me demande un réel travail sur moi : remise en question de ce que je croyais être universel et commun à tous les enfants. Remise en question de la façon dont je souhaitais instruire, partager mes connaissances et accompagner sur les chemins du savoir, avec peut-être un petit deuil à faire... Et aussi un travail de recherche pour, d'une part, trouver ce qui permettrait à Puce de progresser avec envie et plaisir dans les domaines prévus par le fameux décret, et, d'autre part, pour trouver des activités, des façons d'apprendre ou des sources d'information qui changent et se renouvellent car Puce se lasse rapidement. Sans oublier les stocks de patience que je dois régulièrement renouveler... Oui, cela aurait été beaucoup plus simple que ma puce soit plus simple ! Ou alors aurait-il fallu que je me pose moins de questions !
17 octobre 2009
Le trésor de la pyramide oubliée
J'ai découvert le jeu "La pyramide oubliée" (sur le site Egyptologie.com) lors de mes recherches sur l'Egypte ancienne. Il s'agit d'une chasse au trésor : l'histoire se passe en 1936, le joueur découvre par hasard une carte au trésor dans un souk égyptien. Les connaissances sur l'histoire de l'Egypte s'avèrent précieuses pour avancer dans l'aventure sans tomber dans l'un des nombreux pièges mortels...
Je suis parvenue jusqu'à la salle du trésor, mais n'ai pas trouvé la salle cachée... Si vous avez des indices, je suis preneuse !
14 octobre 2009
Intérêt du jeu dans les apprentissages... et Egypte ancienne
Après une période à lire et relire les livres sur Cléopâtre, Puce n'a plus du tout eu envie d'en savoir plus sur cette reine ou sur sa civilisation, refusant toutes mes propositions de lecture ou autre sur le sujet [au grand dam de la maman qui voulait profiter de cet intérêt pour enseigner un maximum de choses sur l'Egypte antique... mais à quoi bon forcer un apprentissage si c'est pour qu'il ne soit pas retenu et qu'il soit assimilé à un moment désagréable, voire qu'il soit à l'origine d'un conflit parent/enfant ? Je me suis donc résignée...] et préférant simplement jouer à se déguiser en Cléopâtre et à vivre des aventures égyptiennes avec MiPuce et Tit'Puce. Cela a été l'occasion de me rendre compte à quel point le jeu est important pour un enfant, pour la construction de son savoir. Le jeu ne peut pas être seulement assimilé à un défouloir ou à une exploration de l'imaginaire. Alors que Puce ne passait ses journées qu'à dessiner et colorier Cléopâtre, à se déguiser en égyptienne et à jouer la vie de la reine d'Egypte, on aurait pu penser qu'elle passait ses journées à ne "rien" faire, du moins rien de constructif dans le cadre de son enseignement. Ce serait avoir une vision tronquée de la réalité. J'ai vu plusieurs fois Puce aller rechercher une information dans un livre (le prénom d'une soeur ou d'un mari de Cléopâtre, la forme d'un de ses bijoux, le prénom de ses enfants, etc.) , oh pas longtemps, juste quelques minutes que j'aurais tout aussi bien pu ne pas remarquer [d'ailleurs l'ai-je remarqué à chaque fois ? Pas sûre...], puis retourner aussitôt à son jeu avec ses soeurs, intégrant l'information qui manquait au jeu. Jouer est donc une occasion de parfaire ses connaissances, mais aussi de réinvestir les apprentissages : rejouer les événements de la vie de Cléopâtre, ses amours, etc. Cela ne permet malheureusement pas d'avoir de traces écrites à montrer à l'inspecteur le jour du contrôle pédagogique... mais c'est bien une preuve que Puce a acquis un certain nombre de connaissances sur le dernier pharaon, et qu'elle est capable d'aller chercher et retrouver des informations. Alors je m'interroge : dois-je privilégier (et donc imposer) les traces écrites au risque que Puce ne se détourne de son intérêt pour Cléopâtre (car elle déteste tout ce qui s'apparente à du scolaire ou à une volonté extérieure de l'enseigner), ou dois-je privilégier ce qui lui permet d'apprendre valablement au risque que l'inspecteur refuse de me croire sur parole lorsque je lui dirai que nous avons étudié certains aspects de l'Egypte ancienne ?
Après cette période non pas "à vide" mais de jeu structurant, Puce a de nouveau eu envie d'en savoir plus sur Cléopâtre et l'Egypte ancienne. Elle s'est plongée dans des livres qu'elle avait trouvés sans intérêt au début (car ne parlant pas de Cléopâtre en particulier mais de l'Egypte ancienne en général), entraînant MiPuce avec elle. Nous avons également lu le premier numéro de Juniors Magazine consacré à l'Egypte ancienne que Puce n'avait pas encore daigné ouvrir. Je n'ai pas été franchement emballée par ce magazine, mais visiblement il intéresse Puce, un peu pour les informations qu'il contient, moyennement pour la bande dessinée et les questions/réponses, et beaucoup pour les jeux et idées d'activités manuelles qu'il propose :-) Nous avons lu quelques articles sur les dieux [pas simple à expliquer, cette notion de "dieu", aux enfants... nous n'appartenons à aucune religion et donc nos puces ne peuvent pas faire de parallèle avec quelque chose de leur environnement], la bande dessinée centrale sur le mythe d'Osiris, et toutes les questions/réponses. Puis nous nous sommes concentrées sur l'activité de pâte à sel, initialement pour fabriquer "le bijou de Cléopâtre", mais finalement Puce a fait des téléphones portables, des pendentifs et des serpents, MiPuce a fait un serpent et reproduit Monsieur Banane et Pikachu, et Tit'Puce a fait des saucisses :-) Puce et MiPuce se sont initiées aux hiéroglyphes, et on été très déçues de constater que les hyéroglyphes des illustrations du magazine n'avaient aucun sens (juste décoratifs) [ou peut-être ont-ils un sens si on ne fait pas juste du décodage hiéroglyphes/alphabet latin dans l'espoir de découvrir un mot en français, mais si on travaille sur une véritable traduction de l'égyptien hiéroglyphique vers le français...]. Alors je leur ai fabriqué des messages secrets à décoder. Je pensais faire cela vite fait bien fait en utilisant le programme sur le site Egyptos, mais finalement ça n'allait pas et j'ai donc utilisé les hiéroglyphes du site Typographie et civilisations. L'envie d'apprendre semble à nouveau passée, au profit des jeux... A suivre...

